Le service Espaces Verts a mis en place un protocole d'étude de la qualité écologique afin d'étudier l'impact de ses pratiques de gestion sur la biodiversité.
Peut-être l'aviez-vous remarqué : depuis l'automne dernier, une bande de terrain de 130 m² semblait avoir été laissée à l'abandon au fond du Parc de Robersart, à proximité de la butte du Petit Paradis.
Au fil des mois, les hautes herbes ont pris leurs aises, accompagnées d'une grande diversité d'espèces végétales locales. Une évolution qui n'avait rien d'un oubli : c'était précisément l'objectif recherché par les agents du service Espaces Verts.
La commune a en effet rejoint la communauté Vigie-Nature, un programme national de sciences participatives qui permet de mieux comprendre l'évolution de la biodiversité. Dans ce cadre, le protocole « Florilèges-prairies » a été mis en place au Parc de Robersart afin de suivre, de manière standardisée, la diversité floristique présente dans cette prairie urbaine.
L'objectif est double : enrichir les connaissances du service sur la biodiversité locale et mesurer l'impact de ses pratiques de gestion sur la qualité écologique des espaces naturels en ville.
Concrètement, la zone de 130 m² a été laissée sans intervention pendant plusieurs mois. Le 2 juin dernier, les agents du parc y ont réalisé un inventaire simplifié basé sur l'identification d'une liste de 60 espèces végétales indicatrices.
Les données recueillies ont ensuite rejoint un réseau national de suivi scientifique. Elles contribueront à une meilleure compréhension de l'évolution de la biodiversité dans les espaces verts urbains et aideront les collectivités à adapter leurs pratiques afin de favoriser la nature en ville.
Au-delà de son intérêt scientifique, le programme « Florilèges-prairies » constitue également un précieux outil de sensibilisation. Il permet aux équipes techniques et aux gestionnaires d'espaces verts de mieux appréhender les enjeux liés à la biodiversité et à sa préservation.
Une belle découverte
Parmi les observations réalisées, une découverte a particulièrement retenu l'attention des agents : une vingtaine d'Ophrys abeille ont été recensées à la marge de la zone d'étude.
Cette orchidée sauvage, autrefois menacée de disparition dans de nombreux secteurs, n'avait encore jamais été observée dans le parc.
Conséquence directe : ces spécimens seront préservés lors de la fauche annuelle.
La zone d'étude, quant à elle, va être remise à plat comme le prévoit le protocole afin de permettre un suivi rigoureux de l'évolution de la biodiversité d'une année sur l'autre.
