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L’Union fait la ferme : objectif printemps 2013

Le 18 Avril 2011 par Robin WALLART

Vous souvenez-vous de la bisbille qui avait accompagné le projet d’implantation d’une Ferme du Sart à Wambrechies, fin 2009 ? Les agriculteurs locaux s’étaient élevés contre et, aiguillés par la municipalité, avaient décidé de se regrouper pour proposer un vrai point de vente de produits fermiers, issus de leurs exploitations. Un an et demi après les premières tractations, le projet a mûri et regroupe sous le nom d’Union fait la ferme une dizaine d’exploitations agricoles -dont cinq wambrecitaines. Ouverture envisagée au public : printemps 2013.

La température a chuté de plusieurs degrés ce mardi 12 avril mais le soleil continue de répondre présent. Dans l’enceinte de la ferme de Pascale et Benoît Baron, au hameau du Cliquenois, les saucisses et cuisses de poulet disposées sur un grand barbecue embaument l’air d’une délicieuse odeur aux accents estivaux.

Il est bientôt midi, et les agriculteurs partenaires du projet l’Union fait la ferme présentés dans l’encadré ci-contre, attendent dans une atmosphère détendue l’arrivée du cylcotour paysan –lire par ailleurs « le cyclotour paysan ». Celui-ci doit faire étape dans quelques minutes à la ferme Baron afin de rencontrer, justement, ces agriculteurs d’un nouveau genre.

Nouveau genre ? En tout cas dans la région : les dix exploitations partenaires ont pour projet la création d’un point de vente directe à Wambrechies, de leurs propres légumes, fruits, viandes et produits laitiers.

Des avantages certains

Cette idée, proposée par le Maire, Daniel Janssens, porte en elle beaucoup plus qu’une simple réaction de survie face au projet d’implantation d’une Ferme du Sart.

Elle doit en effet permettre aux agriculteurs de recréer un lien social et une proximité perdue avec les consommateurs. Offrir la possibilité « d’échanger, d’informer les gens sur les produits que nous leur vendons, sur ce que nous faisons et comment nous le faisons » explique Stéphane Dewevre, agriculteur venu de Nieurlet et partenaire du projet. Pour ce faire, les exploitants seront présents en personne et à tour de rôle dans le point de vente, afin d’offrir une vraie plus-value à travers le conseil au client et son accompagnement dans le choix des produits.

Deuxièmement, vendre directement des produits nécessite d’apprendre à les conditionner. Tous les agriculteurs suivent donc des formations et s’équipent en conséquence. Le projet est un véritable tremplin qui leur offre la possibilité de diversifier leurs savoir-faire pour maîtriser toute la chaîne, de la production à la vente.

Pour les clients, vous, moi, lui, elle, les avantages sont multiples. En plus de la possibilité d’échanger avec les producteurs, le concept garantit l’achat de vrais produits fermiers, loin du simple label-alibi souvent brandi par l’industrie agro-alimentaire. Le tout en un seul point de vente, « une facilité pour le consommateur », lâche dans un sourire Pascale Baron. « Tous les produits seront réunis en un seul lieu. Fini le temps où vous deviez courir d’une ferme à une autre. »

Le projet offre, enfin, l’indéniable plus-value du circuit court et de ses rejets réduits de gaz à effet de serre : fruits, viandes et légumes sont produits localement et n’ont pas à bourlinguer à dos de camion à travers la France, voire l’Europe, avant d’atterrir sur l’étal.

Au rythme de la nature

Le point de vente, dont le nom n’est pas encore fixé, devrait ouvrir à Wambrechies au cours du printemps 2013. Pascale Baron, comme l’ensemble de ses partenaires, est confiante : « nous sommes sûrs de la réussite du projet. Cela va se faire. » Le financement est monté, avec l’aide des banques mais aussi, dans le cadre du microprojet associatif, celle de l’Europe, de la Région et du Département.

Certes, la date d’ouverture au public peut paraître éloignée. Mais une modification du Plan Local d’Urbanisme est nécessaire pour rendre constructible le futur emplacement et, surtout, la nature garde une prérogative : celle du rythme. Planter ne signifie pas récolter…

Si ce n’était ce nécessaire temps naturel, les agriculteurs partenaires seraient déjà prêts ou presque. Le petit barbecue fut l’occasion de comprendre à travers les conversations que tous sont entièrement investis : Pascale Baron suit une formation à la vente, Danièle Grave au conditionnement alimentaire, Stéphane Dewevre investit dans une chaîne de production implantée sur sa propre ferme tout en confessant avoir déjà planté en vue de 2013, à l’instar de Benoît Baron qui évoque en plus des créations d’emplois…

Alors patientons un peu... ce sera sympa d’avoir un tel point de vente à Wambrechies, non ?

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